Rapport stratégique. Géographie de la guerre et scénarios de l’intervention au Venezuela. Mission Vérité, Groupe de Recherche Stratégique et de Communication politique, Caracas, Mars 2019.

Informe estratégico. Geografía de la guerra y escenarios de la intervención en Venezuela, Misión Verdad, Grupo de Investigación Estratégica y Comunicación Política, Caracas, marzo 2019. https://drive.google.com/file/d/1kBLOjvXQIk2CCM-kpWzaq1N3cfJKkKiD/view

Traduction libre par Daniel Vives Simorra*

* Compte tenu de l’importance des faits et de l’analyse proposés par Misión Verdad, cette traduction française s’adresse à un public français ou francophone non spécialiste de la langue espagnole mais qui désirerait avoir accès à une autre information que celle diffusée par la presse, les télévisions, les radios françaises – généralement très fragmentée, tronquée et qui se contente pour la plupart de reproduire la propagande de l’opposition vénézuélienne et de l’impérialisme US. On a donc eu recours à quelques modifications et quelques brefs ajouts, afin d’offrir une meilleure compréhension du document original. Outre quelques notes rajoutées (14* et 17*), toujours afin de faciliter la lecture, on s’est également légèrement éloigné de certaines formulations en espagnol pour des raisons qui touchent aux différences entre le lexique sociopolitique utilisé en Amérique Latine et celui utilisé en France. Toutefois, on a toujours pris soin, dans la mesure du possible, de ne pas s’écarter inutilement du texte espagnol, notamment en ce qui concerne son contenu et ses aspects essentiels.

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Les opérations de guerre contre le Venezuela se focalisent sur la frontière colombo-vénézuélienne comme en témoigne la participation de l’État colombien à l’agression militaire du 23 février. Coordonnée par des groupes armés et des forces de police colombiennes, elle s’est traduite par des incursions paramilitaires camouflées sous les agissements d’un prétendu « volontariat humanitaire » estampillé USaid,

Le 25 février, le détachement 212 du Commandement de la Zone 21 de la Garde Nationale Bolivarienne (GNB) qui était stationné au poste frontière de La Mulata, proche de la ville d’Ureña (État de Táchira), a été attaqué militairement, lors d’une incursion réalisée par 60 individus appartenant à des forces irrégulières. Selon le journal mexicain La Jornada1, « peu après minuit, les assaillants ont encerclé les militaires du détachement 212. Ils ont successivement tiré des rafales à l’entrée et à l’arrière du camp. Ils ont crié : “on vous apporte un petit cadeau” en lançant une grenade. Ils étaient armés de fusils Fal et R-15. Ils venaient de Colombie ». Il s’agit d’une agression militaire frontale organisée l’État colombien et les États-Unis.

La persistance de certains foyers de violence, encouragés et soutenus par l’État colombien, font de la ville frontière de Cúcuta une base logistique, d’entrainement et de financement destinée à alimenter des groupes de mercenaires originaires de la région aidés par les cellules dormantes de la récente révolution de couleur du 23 février au Venezuela et probablement pilotés par des éléments venant de l’étranger.

Les conditions socio-économiques que connaît Cúcuta, favorisent un large éventail de facteurs pouvant être utiles en cas de guerre contre le Venezuela. Parmi ceux-ci, il y a les flux économiques liés au trafic de drogue (via des débordements au-delà de la frontière terrestre de la Colombie) et une zone géographique où des économies souterraines financent les besoins en argent de la violence armée.

En ce sens, le choix de Cúcuta, à la frontière avec le Venezuela, répond à un but essentiellement utilitaire. Au cours des deux dernières années, les conflits pour le contrôle des territoires et des flux économiques entre des groupes de mercenaires tels que Los Rastrojos et le Clan du Golfe (Clan del Golfo) ont régulièrement entraîné des couvre-feu et déclenché des conflits armés à la frontière avec le Venezuela.2

Selon le centre de recherche InSight Crime3, ces « Bacrim (bandes criminelles) contrôlent les itinéraires de la contrebande dans la région de Cúcuta et font même payer des taxes d’importation à quiconque se livre à cette activité.

Cúcuta est une zone qui connaît des inégalités et une pauvreté extrêmes. C’est là que se concentre la contrebande et le trafic de la drogue. Des deux côtés de la frontière, des groupes armés s’activent, alimentés par des économies souterraines. Cette situation offre à ces groupes des avantages commerciaux qui leur permettent de créer un climat de violence, avec un minimum d’investissement.4

Les conditions de pauvreté structurelle et de dépendance économique de Cúcuta, ainsi que le marché des armes, très répandu dans la vie quotidienne de la région, sont utilisés comme des facteurs de tension qui débordent sur la frontière et qui précipitent les conditions d’une confrontation entre les deux États.

Si l’on regarde les choses de ce point de vue général, il est clair que les éléments qui composent les groupes armées – ceux qui ont exécuté des actions contre la souveraineté vénézuélienne – ont adopté la méthode des Bacrims  :  le travail à la pièce et le salaire journalier à l’image de ce que est offert au travailleurs à Cúcuta, une ville en proie à une lumpen prolétarisation effrénée.

Les enregistrements audiovisuels sur les réseaux sociaux montrent également que nombre de ces individus encagoulées viennent de la région colombienne de San Cristóbal et des États centraux du pays, ce qui implique qu’il y avait une logistique et des fonds spécifiques réservés pour assurer la mobilisation.

À cette alliance hybride entre la base sociale du paramilitarisme à Cúcuta5 et la main-d’œuvre lumpen-prolétarisée de l’industrie du crime organisé, à laquelle l’opposition anti-chaviste a toujours recours en tant qu’option politique, s’ajoutent des spéculations sur des désertions au sein des Forces Armées Nationales Bolivariennes (FANB) . Sur un plan opérationnel plus large, la manœuvre pour créer un foyer de subversion à la frontière implique la gestion de cellules mercenaires qui seraient haussées au rang de “commandement constitutionnel” grâce au positionnement en première ligne de déserteurs militaires, “prêts à combattre”6 sous les auspices des autorités colombiennes.

L’année dernière, les autorités policières colombiennes ont donné l’alerte au sujet de migrants vénézuéliens qui étaient recrutés par des bandes criminelles7. Le flux migratoire devient ainsi une source permettant à l’opération en cours de se ravitailler en “matières premières”.

Le ballon d’essai de la violence armée à la frontière et l’incursion paramilitaire directe près de la ville d’Ureña à la fin février de cette année, pourraient viser à former officiellement une tête de pont vers où convergeraient les lignes d’approvisionnement en armes, en argent et en conseillers militaires. Il n’est pas prévu de date pour le départ de l’Usaid et du Commandement Sud présents à Cúcuta , ce qui leur donne par là même tout loisir pour créer d’autres faux positifs et de nouvelles actions violentes.

Le gouvernement russe, comme l’a dit sa porte-parole chargée des questions de politique étrangère, María Zajárova, a mis en garde contre l’envoi de forces spéciales et d’équipements militaires américains8 au Venezuela par le biais d’une société ukrainienne. La frontière serait utilisée comme une provocation La Russie a rappelé  les exemples des fausses attaques chimiques attribuées au président syrien Bachar al-Assad, au moyen desquelles les États-Unis ont rendu possibles, en dehors du droit international, les bombardements en avril 2018 contre la nation arabe.

Les lieux où se sont focalisées la violence ainsi que l’incursion paramilitaire contre le détachement de la Garde Nationale au poste frontière de La Mulata, dessinent une géographie de points de pression et d’attaque. Au Venezuela, ceux-ci suivent un tracé qui va d’Ureña à San Antonio del Táchira et à La Mulata, sur la frontière ; un tracé qui se prolonge perpendiculairement à cette même frontière. C’est là que se croisent les routes de la contrebande d’essence et où l’argent des narcotrafiquants est recyclé.

L’agression de la Colombie contre le Venezuela, qui se manifeste par des opérations concrètes à la frontière, est ainsi favorisée par des facteurs économiques locaux9 qui nuisent à l’économie vénézuélienne. Ces ingérences s’appuient sur l’aide reçue des États-Unis au niveau logistique et opérationnel et dont la finalité vise à étendre davantage la dynamique para-économique des USA sur le territoire vénézuélien. Comme en Irak, la coalition guerrière contre le Venezuela passe d’abord par la planification du butin à répartir.

L’annonce de la décision de régulariser la vente d’essence à la frontière, il y a quelques mois10 impliquait des changements sur le terrain qui ont servi de détonateur à ce qui s’est passé ces derniers jours. La dépendance à l’essence vénézuélienne pour la subsistance du parc automobile de Cúcuta et pour l’industrie du trafic de drogue elle-même est un facteur structurel qui sert les opérations et les manœuvres de États-Unis afin de créer un maximum de tensions socio-économiques et promouvoir un scénario de guerre.

Militarisation. la façade caraïbéenne comme théâtre d’opérations et d »ingérence de troupes spéciales US.

Dans le cadre de la réunion du Groupe de Lima à Bogotá, Juan Guaidó a fait de la lutte contre la présence au Venezuela de guérilléros colombiens de l’Armée de Libération Nationale (Ejército de Liberación Nacional, ELN) l’une des priorités de son “gouvernement parallèle”11. D’où un renfort pour l’esprit va-t’en guerre du Président Iván Duque qui en profite pour consolider son programme à usage interne de fermeture des voies qui mènent à la paix avec l’ELN. Le discours de Guaidó s’inscrit dans le prolongement militaire des objectifs stratégique du Commandement Sud des États-Unis (SOUTHCOM) qui prévoit des opérations s’étendant sur dix ans (2017-2027)12  sous  prétexte de mener une lutte transnationale contre le “crime organisé” et d’apporter de l’aide en cas de “crise humanitaire”.

Pour le Commandement Sud, il y a aussi urgence à lutter non seulement contre la Chine et la Russie dont les actions nocives défient leur influence géostratégique dans la région, mais aussi contre le Hezbollah libanais, accusé d’intervenir dans cette région au mépris des intérêts américains. Ce chapitre du “récit” nord-américain sur la situation vénézuélienne a été mis en vedette par le secrétaire d’État Mike Pompeo, qui a affirmé il y a quelques jours que le Hezbollah s’était infiltré au Venezuela, Un “risque qu’il faut réduire” a-t-il ajouté et une raison de plus pour lancer un appel sans équivoque pour une intervention militaire13

S’insérant dans un discours qui tient du roman et selon lequel il y aurait un “état en faillite” au Venezuela, l’alignement de Guaidó sur la politique du Commandement Sud doit être observé avec attention, notamment parce qu’il cautionne des montages financiers ayant pour but d’alimenter le conflit à différents niveaux Les dernières sanctions du Département du Trésor des États-Unis contre Omar Prieto (état de Zulia), Ramón Carrizález (état d’Apure), Jorge García Carneiro (état de Vargas) et Rafael Lacava (état de Carabobo), tous gouverneurs de régions portuaires et frontalières, rend juridiquement possible un blocus maritime qui recevrait l’aval du “gouvernement parallèle”.

Le 13 février, le chef du Commandement du Sud, Craig Faller, s’était rendu à Curaçao, où une base semi-clandestine mène des opérations, dans le but de renforcer cette position géostratégique avant les violences qui eurent lieu à partir du 23 février14. Le site de Curaçao, face au golfe du Venezuela, point de gravité stratégique pour le commerce pétrolier vénézuélien, est susceptible d’être utilisé pour des actions de blocage énergétique ou de blocus des importations15 qui aggraveraient les dommages causés par le blocus financier.

Situé à quelques minutes de la péninsule de Paraguaná, le complexe stratégique de raffinage de PDVSA (Petróleo de Venezuela, S. A.) et son maillage de d’installations et de terminaux pétroliers, peuvent devenir des cibles et être capturées illégalement avec confiscation des biens, des navires et des installations nationales dans le cadre du blocus financier que les États-Unis porteraient à un niveau militaire.

En 2018, le Commandement Sud a réalisé plusieurs exercices militaires avec des pays du Groupe de Lima aux frontières du Venezuela avec la Colombie et le Brésil ainsi que dans son espace maritime. Il s’agissait de simuler des opérations “d’aide humanitaire”16 en cas de catastrophes naturelles ou de troubles de toute sorte.

Ces “jeux” militaires du Commandement Sud viennent ainsi confirmer un programme d’intervention qui se profilait depuis 2016 et montrent comment la “crise humanitaire” pourrait marquer un tournant décisif rendant viable l’option militaire.

Étant donné la situation de l’île de Curaçao qui donne un accès maritime à la côte ouest du Venezuela dont elle est très proche, cet état autonome qui dépend des Pays-Bas semble être le point où le Commandement Sud des USA va concentrer ses efforts. Et cela même si, au niveau opérationnel, les États-Unis pourraient voir leur marge de manœuvre réduite étant donné la position en faveur du dialogue des pays membres du Caricom. En cas de blocus naval, Craig Faller devrait en effet compter sur cette organisation où Trinité et Tobago ainsi que la Jamaïque exercent une influence importante.

Ainsi se dessinent le panorama et la géographie d’une confrontation avec le Venezuela. Elle pourrait avoir lieu selon plusieurs lignes d’agression et de pression militaires qui rendraient possibles le recours à des forces d’opérations nord-américaines tant spéciales que directement militaires. À quoi s’ajouterait la préparation d’un conflit entre l’État du Venezuela et celui de Colombie.

SCÉNARIOS PROBABLES ET PERSPECTIVES

La thèse selon laquelle l’ELN et le Hezbollah menaceraient de se “projeter” sur le territoire vénézuélien – contribuant par là à durcir un contentieux transnational mettant en danger la “sécurité de la région” –, devrait servir d’argument afin d’utiliser des troupes spéciales. Sur le territoire vénézuélien, elles pourraient combattre clandestinement contre la structure opérationnelle des FANB et soutenir des groupes de mercenaires.

La “phase civile” de l’entrée de “l’aide humanitaire”, suivie de l’opération de propagande visant à faire du gouvernement bolivarien le responsable de l’incendie de trois “camions humanitaires”ayant été épuisée, un autre scénario s’ouvre pour ces troupes d’opérations spéciales : diriger une manœuvre tendant à neutraliser la fermeture de la frontière et exercer une pression violente pour assurer l’entrée du matériel de l’USaid.

On se souviendra que, selon Guaidó, “les frontières restent ouvertes”, ce qui implique la justification d’actions militaires contre la souveraineté vénézuélienne, comme celles qui se sont développées ces derniers jours et celles qui sont encore en préparation.

Bien que peu nombreuses et sans réelle capacité pour entraîner l’ensemble des troupes, les quelques désertions du week-end des 23 et 24 février peuvent être les prémices d’une armée parallèle de mercenaires, qui viendrait prendre part à des affrontements armés, comme ceux qui ont eu lieu à Santa Elena de Uairén à la frontière avec le Brésil à partir du 23 février17, et qui rejoindrait les groupes fauteurs de violence du côté colombien.

De cette façon, les troupes d’opérations spéciales, ainsi que le Commandement Sud, fourniraient des conseils et un accompagnement logistique lors de nouvelles et éventuelles opérations d’acheminement de “l’aide humanitaire”, faussement légitimées par des FANB censées appuyer Juan Guaidó. Le dispositif technique, soutenu par les forces étrangères, s’inscrirait dans un schéma de coopération militaire qui devrait conduire Juan Guaidó, député de l’état de Vargas, jusqu’au palais présidentiel de Miraflores grâce au succès d’une agression armée.

Tenant compte des faits et de la situation, les mouvements qui sont à l’étude au Commandement Sud et dans les milieux anti-chavistes auront une intensité qui progressera ou qui ralentira dans la mesure où les options politiques qui apparaîtront sur l’échiquier diplomatique démontreront leur viabilité. telles de nouvelles tentatives de dialogue via le Groupe International de Contact’ (p. 9) ou via le Mécanisme de Montevideo, qui réunissent des acteurs importants sur la scène politique mondiale et que soutiennent la plupart des pays de la région latino-américaine.

Bien que les États-Unis aient reçu des signaux hostiles au recours à la force militaire, ils délèguent à des groupes armés et à l’État colombien la réalisation d’incursions militaires pour exercer une pression lors d’un conflit militaire avec le Venezuela. Depuis Curaçao, les USA attendent de pouvoir étrangler économiquement les artères commerciales du pétrole vénézuélien qui se concentrent sur sa façade maritime occidentale.

Par ailleurs, les États-Unis fournissent des moyens techniques et internationaux pour renforcer la Colombie comme première ligne d’attaque contre le Venezuela. Ils le font tout en créant une fiction géographique, territoriale, juridique et militaire dans l’intention de donner de la crédibilité au “gouvernement parallèle”. Les notions de balkanisation, de guerre civile et de fracture politico-institutionnelle qui deviennent centrales dans le discours public des États-Unis à l’égard du Venezuela, apparaissent comme un champ opérationnel grâce auquel ils cherchent à promouvoir d’idée d’une guerre dont le projet transparaît dans le langage et dans l’état d’esprit de ceux qui en sont partisans.

Une première étape s’est achevée avec la réunion du 26 février du Conseil de sécurité de l’ONU qui a reflété les contradictions de la communauté internationale quant au soutien au programme de guerre des USA et qui a apporté un soutien frontal à la souveraineté vénézuélienne dans le monde multipolaire qui est en train de naître18

La Russie et de la Chine, entre autres pays opposés à la politique de Washington, ont pris des positions qui ont abouti à la condamnation généralisée d’une éventuelle agression. Même Elliott Abrams, qui a parlé au nom des États-Unis et de leurs alliés, a parlé de la nécessité de tenir des élections.19

Après l’agression militaire du 23 février, Washington a limité son soutien à une ingérence ouvertement armée qui est devenue l’objet de condamnations de la part de la communauté internationale, laquelle privilégie une solution pacifique au conflit vénézuélien. Cependant, les États-Unis semblent vouloir agir pour leur propre compte avec une “coalition de volontaires”, de type irakien, qu’ils sont en train de former. Il s’agit pour eux de faire pression pour que la situation au Venezuela se transforme en une guerre qui impliquerait la Colombie et le Brésil au niveau local, tout en s’étendant à une guerre géopolitique entre les États-Unis et un bloc multipolaire.

Le 28 février, les États-Unis ont voté une résolution au Conseil de sécurité de l’ONU condamnant les élections du 20 mai qui ont vu la victoire du président Nicolas Maduro. La résolution réclamait de nouvelles élections, la reconnaissance de Juan Guaidó et une autorisation permettant l’arrivée de l’aide humanitaire. Bien que les USA aient assouplis leur position pour rendre viable son approbation par le Conseil, celle-ci a été rejetée par le double veto de la Russie et de la Chine. La résolution de la Russie, qui tablait sur le dialogue politique en conformité avec le mécanisme de Montevideo, a également été rejetée par le veto américain. Il semble que Washington ait consciemment décidé de saboter le Conseil de sécurité et d’agir unilatéralement comme il l’a fait dans d’autres cas récents (la Syrie, par exemple), en formant une coalition de volontaires.

Le match nul au Conseil de Sécurité traduit une restriction de l’espace qui permettrait de mener une intervention militaire conventionnelle avec un fort soutien international, comme ce fut le cas en Libye en 2011. En prévision de cette limitation, et dans une optique de guerre privée contre le Venezuela, Washington teste les options d’une guerre hybride avec des mercenaire que soutiendraient des “opérations chirurgicales” sélectives, l’objectif étant d’user militairement les FANB par des incursions armées irrégulières et ciblées. Les USA créeraient de cette sorte une situation d’urgence justifiant une intervention militaire des puissances occidentales, sans tenir compte du Conseil de sécurité.

Notes et sources

1. « Sólo escaramuzas en Venezuela tras el fallido intento externo de ‘ayuda’ », https://www.jornada.com.mx/ultimas/2019/02/25/solo-escaramuzas-en-venezuela-tras-el-fallido-intento-externo-de-ayuda-1350.html

2. « Toque de queda de las bacrim en zona rural de Cúcuta », https://www.laopinion.com.co/cucuta/toque-de-queda-de-las-bacrim-en-zona-rural-de-cucuta-148634#OP

3. « Cúcuta: La ciudad del contrabando de Colombia », https://es.insightcrime.org/noticias/analisis/cucuta-ciudad-contrabando-colombia/

4. « 40% de los habitantes de Cúcuta son pobres », https://www.laopinion.com.co/economia/40-de-los-habitantes-de-cucuta-son-pobres-130248

5. Jeremy McDermott, « El rostro cambiante del crimen organizado colombiano », https://library.fes.de/pdf-files/bueros/la-seguridad/11053.pdf

6. « Militares desertores en Colombia están dispuestos a luchar contra Maduro », https://elcomercio.pe/mundo/venezuela/venezuela-militares-desertores-cucuta-colombia-dispuestos-luchar-nicolas-maduro-juan-guaido-noticia-611265

7. http://caracol.com.co/emisora/2018/08/24/ cucuta/1535112960_301299.html

8. « Rusia denunció que EEUU traslada fuerzas especiales y equipamiento a frontera colombo-venezolana », http://www.minci.gob.ve/rusia-denuncio-que-eeuu-traslada-fuerzas-especiales-a-frontera-colombo-venezolana/

9. « Contrabando, el motor que mueve la economía en la frontera venezolana », https://www.laopinion.com.co/frontera/contrabando-el-motor-que-mueve-la-economia-en-la-frontera-venezolana-161718#OP

10. « Ministro Quevedo: Sistema de cobro automatizado de gasolina desarticulará mafias contrabandistas de combustible », http://www.pdvsa.com/index.php?option=com_ content&view=article&id=8978:minist ro-quevedo-sistema-de-cobro-automatizado-de-gasolina-desarticulara-mafias-contrabandistas-de-combustible&catid­=10:noticias&Itemid=5&lang=es

11. « Grupo de Lima no habla de guerra, pero tampoco de diálogo con Maduro », https://www.semana.com/nacion/articulo/grupo-de-lima-no-habla-de-guerra-pero-tampoco-de-dialogo-con-maduro/602830

12. « 2017-2027 Theater strategy », https://www.southcom.mil/Portals/7/Documents/USSOUTHCOM_Theater_Strategy_Final.pdf?ver=2017-05-19-120652-483

13. « Pompeo dice que Hezbolá está activo en Venezuela y que EEUU debe reducir ese riesgo », ttp://www.eluniversal.com/politica/32545/ pompeo-dice-que-hezbola-esta-activo-en-venezuela-y-que-eeuu-debe-reducir-ese-riesgo

14*. « Jefe del Comando Sur llegó a Curazao para coordinar distribuición de la « ayuda humanitaria » para Venezuela », https://www.aporrea.org/tiburon/n338415.html

15. « Bloqueo financiero: Cronología de una estrategia para destruir a Venezuela », http://misionverdad.com/entrevistas%20/ sanciones-como-parte-de-la-guerra-por-desconfigurar-a-venezuela  & http://www.resumenlatinoamericano.org/2019/02/15/bloqueo-financiero-cronologia-de-una-estrategia-para-destruir-a-venezuela/

16. « Más bases y ejercicios: la opción (para)militar contra Venezuela en marcha », http://misionverdad.com/la-guerra-en-venezuela/ mas-bases-y-ejercicios-la-opcion-paramilitar-de-trump-en-marcha & https://www.alainet.org/es/articulo/187765

17*. Voir : « Así utiliza el fascismo al pueblo pemón », http://misionverdad.com/columnistas%20/asi-utiliza-el-fascismo-al-pueblo-pemon

18. « Miembros del Consejo de Seguridad de la ONU condenan una intervención militar en Venezuela », https://www.telesurtv.net/news/consejo-de-seguridad-onu-sesion-venezuela-eeuu-20190226-0026.html

19. « Elecciones y ayuda humanitaria: la exigencia de 20 países en Consejo de Seguridad de la ONU », http://efectococuyo.com/politica/elecciones-y-ayuda-humanitaria-la-exigencia-

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