Lee Camp, Le mensonge nous plonge à nouveau dans la guerre (14 mars 2019)

Texte original : « We are being lied into war again », https://popularresistance.org/we-are-being-lied-into-war-again/

Traduction Daniel Vives Simorra

Cet article est tiré d’un monologue que Lee Camp, comédien, écrivain, acteur et activiste américain, a écrit et interprété dans son émission télévisée Redacted Tonight .qu’il anime sur Rusia Today America,

Le site Popular Resistance.org qui héberge actuellement le texte de Lee Camp est menacé de fermeture par Google, grand défenseur devant l’Éternel du droit à la culture et à l’information xomme chacun le sait !.

***

J’avais 23 ans lorsque nous avons envahi l’Irak, et je pensais que cette invasion était peut-être basée sur des mensonges. Cependant, quelque chose au fond de moi – juste derrière la rate – me disait que les choses étaient bien basées sur des mensonges. Un peu comme si l’on remarquait aujourd’hui qu’une personne, avec qui on a rendez-vous, se présentait en ayant à la main un vieux téléphone à rabat de 2004. Cela vous semblerait vaguement inquiétant et quelle que soit l’explication qu’il pourrait vous fournir, rien ne pourrait dissiper vote malaise. De plus, vous trouveriez également suspect quiconque agirait comme si la chose était normale.

L’invasion de l’Irak m’avait paru être un mensonge. Or il s’est avéré que j’avais raison, que c’était un mensonge et que l’ensemble des principaux médias pour grand public, ainsi que notre gouvernement, se trompaient ou mentaient et, la plupart du temps, mêlaient les deux choses à la fois.

Aujourd’hui, notre gouvernement et nos médias tentent par les moyens le plus invraissemblables de nous plonger dans une autre guerre, cette fois avec le Venezuela. Ils nous disent que le peuple vénézuélien recherche désespérément des produits de première nécessité comme le dentifrice, tandis que des journalistes indépendants nous montrent des piles de dentifrice que l’on peut se procurer à Caracas pour un prix raisonnable (1).

Même si on n’a pas de dentifrice, cela ne semble pas être une bonne raison pour que l’Amérique commence à prendre la mauvaise décision de lancer des engins à longue portée sur la tête de gens innocents. Transformer une ville en cratères dus aux impacts afin de mener une bataille contre la gingivite semble quelque peu exagéré.

Les médias “grand public” et la quasi-totalité du gouvernement américain nous disent que Juan Guaido est le “président par intérim”, bien qu’il n’ait jamais été élu à ce poste et que le président actuel dirige toujours le gouvernement et l’armée du Venezuela. C’est pourquoi je suppose que cet “intérim” couvre la période qui s’écoule entre ce moment où Guaido ne représente rien et le moment où il redeviendra une personne qui continuera à ne rien représenter mais qui pourra alors dire aux femmes dans les soirées mondaines : “Vous savez, j’ai été un président intérimaire”.

Les médias “grand public” nous informent également que l’armée vénézuélienne a incendié des camions d’aide américaine, alors des vidéos montrent que ce sont des forces de l’opposition qui étaient en train de le faire (2). En outre, l’idée que le Venezuela puisse accepter “l’aide” du pays dont les sanctions l’écrasent serait comme si les Sioux de Standing Rock acceptaient des paquets-cadeaux de la part des équipes de construction qui creusent leurs terres comme un fromage de gruyère pour poser le pipeline du Dakota Access (3). À moins que les boîtes ne soient remplies d’essuie-tout industriel pour aider à nettoyer le pétrole qui se déverse comme une marée noire, je ne vois pas quel bénéfice ils pourraient en tirer. On dit qu’ « à cheval donné on ne regarde pas les dents », mais parfois il faut quand même regarder le cadeau (ou devrais-je dire le cadeau qu’on donne pour les chiens ?).

Ce n’est pas la première fois que notre gouvernement et que nos médias ont conspiré pour entraîner le peuple nord-américain dans une guerre avec un autre pays ou qu’ils ont aidé à créer un coup d’État qui a eu inévitablement des résultats désastreux. J’ai donc pensé que ce serait le moment idéal pour rappeler quatre de ces plus grands “succès”.

Numéro 4 : La guerre hispano-américaine

Elle a été largement considéré comme ayant donné naissance à la propagande médiatique moderne, parce que ce fut la première guerre réellement déclenchée par les médias. Les journaux fabriquèrent des atrocités dans leur quête incessante pour avoir un plus grand nombre de lecteurs. Comme le notait le New York Times, « [l]e reportage à sensation sur le naufrage du cuirassé américain Maine dans le port de La Havane le 15 février 1898… et tous les autres reportages poussés à l’extrême qui ont mené à la guerre hispano-américaine auraient pu être considérés comme de simples caricatures s’ils n’avaient pas conduit à un conflit international majeur » (4).

Je pense que le New York Times a sans doute confondu cette citation avec la mission qu’il se donne : « Traîner de façon caricaturale l’Amérique dans des conflits internationaux majeurs depuis 1851 ! » (5)

Numéro 3 : La guerre du Vietnam

Bien sûr, presque tout le monde sait que la guerre catastrophique du Vietnam a été précipitée par l’incident du golfe du Tonkin lorsque des navires de la marine américaine ont été attaqués par des torpilleurs nord-vietnamiens malveillants. Après cette escarmouche, le secrétaire à la Défense Robert McNamara recommanda au président Johnson de riposter et la guerre du Vietnam commença. Mais la plupart des Américains ignorent toujours qu’il n’y a pas eu d’incident dans le golfe du Tonkin, à moins de considérer que les navires de la marine américaine aient littéralement tiré sur des événements météorologiques repérés sur leurs radars. Le documentaire Le brouillard de la guerre de 2003 (6) a finalement révélé la vérité. L’ex-secrétaire à la Défense Robert McNamara a avoué que l’attaque du Golfe du Tonkin n’avait pas eu lieu (7).

C’est vrai. Cela n’a jamais eu lieu. Tout comme les lutins, les dragons ou le talent de Simon Cowell (8), c’était le fruit de notre imagination nationale.

Les mensonges de notre gouvernement, suivis par les reportages serviles et crédules de nos médias, ont causé la mort de 58 000 militaires américains et celle au moins de 3,8 millions de Vietnamiens.

Le gouvernement des États-Unis possède l’un des départements de fabrication et de falsification les plus puissants jamais créés. C’est une merveille moderne qui rivalise avec de la Grande Pyramide de Gizeh ou le coup droit de Rafael Nadal.

Numéro 2 : La guerre en Irak

Bien sûr, le mensonge le plus évident concerne l’Irak, c’est-à-dire que Saddam Hussein avait tellement d’armes de destruction massive qu’il en utilisait souvent une pour récurer des endroits difficilement accessible lorsqu’il était dans sa baignoire. Mais ce n’est pas la seule tromperie manifeste qui nous a conduit à l’anéantissement complet de la nation souveraine gouvernée par Saddam Hussein. Il y en a eu d’autres, comme l’idée que Saddam était lié à Al-Qaïda et qu’il avait peut-être joué un rôle dans les attentats du 11 septembre. William Safire du New York Times, en mai 2002, écrivait : « Mohamed Atta, destiné à être le leader des pirates de l’air suicidaires du 11 septembre, aurait rencontré au moins une fois, à l’automne dernier, le chef de l’espionnage de Saddam Hussein à l’ambassade d’Irak » (9).

Oui, Safire a été capable de polir un tas d’ordures avec tant de soin qu’il l’aurait fait pour un saphir. Et cet article est toujours en ligne sur le site internet du Times, sans correction ni rétractation. Je dirais que le Times n’est utile que pour tapisser le fond d’une cage à oiseaux, mais je crains que le journal ne mente à votre cacatoès en lui suggérant une malencontreuse invasion qui tuera des millions de personnes.

Pourtant, la propagande ne s’en est pas tenue là. Après le 11 septembre 2001, il y a eu aussi les attaques à l’anthrax qui furent envoyées par la poste aux médias et aux bureaux de certains politiciens. En raison de campagnes d’affolement, comme celles crées par Brian Ross, bénéficiaire de plusieurs prix de journalisme, beaucoup de gens croient encore jusqu’à aujourd’hui que l’anthrax a quelque chose à voir avec l’Irak ou avec Al-Qaïda (10)

Brian Ross, d’ABC News, a écrit : « L’anthrax contenue dans la lettre contaminé envoyée au leader de la majorité au Sénat, Tom Daschle, était mélangé avec de la bentonite et la bentonite est un produit faisant l’objet d’un commerce dans le cadre du programme d’armes biologiques du leader irakien Saddam Hussein » (11). Comme l’a si clairement dit Glenn Greenwald sur le site Web Salon, « toutes ces affirmations factuelles […] étaient complètement fausses, démontrables et incontestablement truquées. … Pourtant, ni ABC ni Ross ne se sont jamais rétracté. Ils n’ont jamais corrigé, clarifié ou expliqué ces rapports frauduleux » (12).

Comme on pouvait s’y attendre, Brian Ross n’a pas perdu son emploi à la suite de ces reportages manifestement falsifiés. En fait, il n’a été relevé de son poste par ABC News que l’an dernier, quand il a « rapporté que Michael Flynn , conseiller à la sécurité nationale qui avait été congédié par Donad Trump, était prêt à témoigner que ce dernier lui avait dit de contacter les Russes pendant la campagne » (13).

Ce reportage, tout comme les rumeurs sur l’intégrité journalistique de Brian Ross, s’est révélé absolument faux.

(À mon avis, en tant que professionnel, quiconque a quelque chose à voir avec la vente, la perpétration ou la planification de la guerre en Irak ne devrait plus jamais occuper un poste plus élevé que celui d’assistant stagiaire pour un type qui ramasse les crottes d’un chien qui n’appartient à personne, à moins que celle-ci ait une importance particulière. Si ce poste n’existe pas, nous, en tant que nation, nous devrions la créer ne serait-ce qu’à cette occasion. Pourtant, malgré mes objections, Robert Mueller (chef du FBI au moment de la guerre d’Irak et qui en fut un chaud grand partisan) mène aujourd’hui la plus grande enquête du pays (14). John Bolton, qui s’était fait l’avocat de l’invasion de l’Irak dès les années 1990, est maintenant conseiller à la sécurité nationale. Bill Kristol, qui a poussé à la guerre et qui déclarait qu’elle ne durerait que deux mois (15), est actuellement régulièrement invité sur la chaîne d’information en continu MSNBC. Et la liste n’est pas close).

Contrairement au ministre de la défense McNamara, qui a admis que l’incident du golfe du Tonkin n’avait jamais eu lieu, nous ne disposons pas de l’arme du crime prouvant que l’administration Bush a créé ces mensonges pour nous faire entrer en Irak. … Mais, attendez une minute ! Il se trouve qu’en 2002 le broyeur à papier du bureau ovale de Bush était en grève pour obtenir un salaire minimum plus élevé et, qu’ayant été renversé, on a trouvé une note de service écrite par le secrétaire à la Défense de Bush, Donald Rumsfeld, un an avant que les forces américaines aient libéré le peuple irakien d’un règne de terreur. Son “mémo” sur la guerre en l’Irak disait :

« Par où commencer ?

– Les États-Unis ont découvert un lien de Saddam avec le 11 septembre ?

– Il nous a attaqué à l’anthrax ?

– Ou peut-être faut-il mettre en cause les inspections sur les armes de destruction massive (WMD, Weapon of mass destruction) ? » (16)

Je ne sais pas ce qui est le plus étonnant : que cette note de service existe, ou que les gars de Bush semblent avoir planifié une bataille internationale massive, un peu comme un jeune homme de 35 ans ruiné qui ébauche un mauvais roman, convaincu qu’il aura ainsi son billet de sortie pour quitter le sous-sol de sa mère chez qui il vit.

« Comment commencer une horrible guerre sanglante ? Peut-être en retrouvant Saddam en train de se balader au clair de lune comme star du porno ? »

Le point essentiel c’est que de multiples histoires complètement fausses ont jeté les bases d’une invasion de l’Irak qui a fait plus d’un million de morts (17).

Numéro 1 : Le bombardement de la Syrie

Le président Bachar Assad a gazé son propre peuple, garantissant ainsi une plus grande ingérence américaine, et il l’a fait quelques jours seulement après que Donald Trump eut demandé au Pentagone de commencer à retirer ses troupes de Syrie. Du moins, c’est l’histoire que les grands groupes de médias ont répétée en boucle pendant au moins un mois, ne faisant une pause que toutes les dix minutes pour tenter désespérément d’inciter tout le monde à acheter davantage de cheeseburguers distribués sous la marque « baconator » ou à rechercher comment améliorer l’érection de son pénis

Espérait-on persuader les gens qu’Assad avait fait la seule chose qui autorisait une plus forte intervention des États-Unis au moment même où il était sur le point de gagner sa guerre ? Ce serait un peu comme lorsque quelqu’un serait sur le point de gagner un combat de boxe et qu’il se mettrait à lui-même des coups de poing dans les yeux. Vous savez ? Juste pour que ça reste excitant.

Les célèbres journalistes Seymour Hersh et Robert Fisk, ont fait un excellent travail en montrant qu’il n’y a jamais eu d’attaques chimiques (18). Mais il y a une nouvelle mise à jour. Il y a à peine deux semaines, un producteur de la BBC s’est présenté et a déclaré que le scénario de l’attaque chimique de Douma [7 avril 2018] en Syrie n’était qu’une mise en scène (19).

Dans son tweet il affirme qu’après six mois de recherches, il peut prouver qu’il n’y avait eu aucun mort à l’hôpital de Douma. Pourtant, nos médias américains dominants, ineptes et à bout de souffle, ne disposant que de très peu ou pas de preuves, se sont dépêchés pour affirmer : « Il y a eu une attaque chimique ! Ces pauvres gens ! Et de plus ils n’ont même pas de dentifrice ! Nous devons les bombarder pour les aider ! »

Le problème principal sur ces sujets c’est que nous avons remplacé depuis longtemps nos médias par des sténographes appartenant à l’élite dirigeante. La classe dirigeante invente un mensonge pour fabriquer le consentement des américains à ses crimes de guerre entièrement américains, et ce mensonge est ensuite comme pulvérisé en fines particules sur tous les citoyens ordinaires. Cela continue jusqu’à ce qu’un de ces citoyens ordinaires se mette à s’interroger sur ce mensonge et finisse par le regarder comme si c’était un personnage à deux têtes, dont l’une serait couverte de crottes de rats.

Pour les “journalistes” qui déversent ces mensonges à travers tout le pays c’est le meilleur les attend : des récompenses, des jets privés, des boissons sur les terrasses en compagnie de célébrités d’un niveau médiocre comme Chuck Norris Nous en sommes arrivés maintenant au point où les dirigeants actuels – l’administration de Trump, etc. – ne cachent même plus leur corruption. John Bolton a déclaré à Fox News que le but ultime est de voler le pétrole du Venezuela (20). Mais nos médias continuent de se faire les rabatteurs qui vantent ce type de propagande. Même après que Bolton ait fait cette déclaration, vous ne verrez pas Anderson Cooper ou l’un des grands sorciers de Fox News dire : « Le Venezuela subit un coup d’État soutenu par les États-Unis parce que nous aimerions bien voler leur pétrole ». On est pris de vertige en voyant que la classe médiatique défend cette propagande même après que les “leaders” aient révélé leurs véritables et sinistres intentions.

Sous le paupières de Wolf Blitzer, la phrase « Nous devons défendre ce modèle » clignote en rouge (21)

La ligne non discutable de la propagande pour le Venezuela en ce moment est la suivante : « Nous voulons aider ces pauvres Vénézuéliens ». Bien. Mais si vous voulez les aider, laissez l’Amérique hors de leur vue. Ne les forcez pas. Laissez-les ne rien avoir à faire avec le pays qui a inventé les aliments frits servis dans un sceau, que l’on mange en restant dans sa voiture, et que l’on vous sert avec des vaporisateurs nasaux de substances opiacées.

Il n’existe personne, à aucun moment, qui puisse regarder la présidence de Donald Trump et qui puisse se dire : « Ouah ! Ceux qui dirige ce pays ont vraiment compris les choses. J’espère qu’ils partageront une partie de leurs grandes capacités à prendre des décisions en nous les apportant à domicile ! »

***

Notes du traducteur

1.voir https://www.youtube.com/watch?time_continue=29&v=qlX3yfXNX_g

2. – « Burning Aid : An Interventionist Deception on Colombia-Venezuela Bridge ? » [« L’aide incendiée. : une tromperie interventionniste sur le pont entre la Colombie-et le Venezuela], https://thegrayzone.com/2019/02/24/burning-aid-colombia-venezuela-bridge/

3.- En 2016, la tribu Sioux de la réserve de Standing Rock a tenté d’empêcher la construction d’un tronçon de l’oéloduc Dakota Access, long de presque 2 000 kilomètres et pouvant transporter 500 000 barils de pétrole par jour du Dakota du Nord jusqu’en Illinois. Après avoir passé sous le fleuve Missouri et le lac artificiel Oahe, le pipeline devait traverser les terres sacrées des Sioux où sont enterrés leurs ancêtres et menacer leurs sources d’eau potable. À l’automne 2016, des heurts violents eurent lieu et avec la police et avec le personnel chargé de la sécurité du chantier. Il y eut des blessés et de nombreuses arrestations. Fin 2016, Barack Obama semblait vouloir abandonner le projet mais en 2017 Donald Trump l’a reris pour le plus grand bénéfice de la compagnie Energy Transfer Partners qui finance l’oléoduc

4. Clifford Krauss, « The World ; Remember Yellow Journalism » [Le monde ; Souvenez-vous du journalisme à sensation], The New York Times, 15 février 1998 – https://www.nytimes.com/1998/02/15/weekinreview/the-world-remember-yellow-journalism.html.
Lee Camp se réfère à la guerre de 1898 entre l’Espagne et les USA. Profitant des affrontements qui avaient lieu à Cuba entre partisans de la colonisation espagnole et indépendantistes (les mambises), les États-Unis prirent le parti de ces derniers et envoyèrent le cuirassé Le Maine dans le port de La Havane en manière de provocation. L’explosion accidentelle du navire fut exploitée sans vergogne par les puissants groupes de presse de William Randoph Hearst et de Joseph Pulitzer ainsi que par d’autres journaux, tel le Chicago Times Herald. L’Espagne vaincue dut céder les Philippines, Porto Rico et l’île de Guam aux États-Unis qui envoyèrent dans le même temps des troupes à Cuba. Épuisés par les combats, les indépendantistes cubains furent rapidement dépouillés de la victoire qu’il avaient remporté contre le colonisateur espagnol sur l’ile même. En 1901 les États-Unis imposèrent à l’île un statut de quasi protectorat qui se prolongera jusqu’à la révolution de 1959.

5.- The fog of the war est un documentaire consacré à Robert McNamara, le secrétaire à la Défense de 1961 à 1968, qui traite notamment de ma la crise de Cuba et de la guerre du Vietnam

6. – Date de la fondation du New York Times

7. – Voir https://www.youtube.com/watch?v=HODxnUrFX6k&feature=youtu.be&t=130

8. Simon Cowell est un milliardaire qui a fait fortune dans les divertissements télévisuels. Il produit des talk shows et des télés-crochets, très représentatifs de la “télé-poubelle ”, une sous-culture actuellement en vogue aux USA et en Grande-Bretagne.

9. – William Safire, « Mr. Atta Goes to Prague », The New York Times, 9 mai 2002, – https://www.nytimes.com/2002/05/09/opinion/mr-atta-goes-to-prague.html?mtrref=duckduckgo.com

10.- Glenn Greenwald, « The unresolved story of ABC News’ false Saddam-anthrax reports » [L’histoire non résolue des faux reportages d’ABC News sur l’anthrax de Saddam], Salon, 9 avril 2007, https://www.salon.com/2007/04/09/abc_anthrax/

11. Cité in Steve Nixon, « The terrorist Hoax » [Le canular terroriste.], Raleigh (North California), ed. Lulu Com, 2016. Le journaliste d’enquête américain Brian Ross, qui a obtenu plus d’une quarantaine de prix entre 1974 et 2014, est célèbre aux USA pour ses “coups tordus”. Parmi les nombreuses fausses nouvelles qu’il a diffusées au cours de sa carrière, figure en bonne place un supposé lien entre l’Irak et les attaques à l’anthrax aux États-Unis en 2001. Ce précurseur des fake news n’a pas peu contribué à gagner une grande partie de l’opinion publique nord-américaine à l’intervention en Irak.

12. – Glenn Greenwald, op. cit.

13. – « Brian Ross’s career at ABC News comes to a quiet end », [« La carrière de Brian Ross chez ABC News s’achève tranquillement »], https://www.washingtonpost.com/blogs/erik-wemple/wp/2018/07/02/brian-rosss-career-at-abc-news-comes-to-a-quiet-end/?utm_term=.8850a6342277

14. – Depuis mai 2017, Robert Mueller occupe le poste de procureur spécial américain chargé de mener l’enquête pour établir si l’équipe qui aidé Trump durant sa campagne présidentielle avait des liens avec la Russie destinés à influencer les résultats de l’élection.

15. – Paul Farhi, « Bill Kristol knows his predictions have been bad but he’s going to keep making them » [Bill Kristol sait que ses prédictions ont été mauvaises, mais il va continuer à en faire.], The Washington post, 17 février 2016 – https://www.washingtonpost.com/lifestyle/style/bill-kristol-knows-his-predictions-have-been-bad-but-hes-going-to-keep-making-them/2016/02/17/3a301680-d4d4-11e5-9823-02b905009f99_story.html?noredirect=on&utm_term=.1f3e6c46a522

16. – « Newly-Released Memo by Donald Rumsfeld Proves Iraq War Started On False Pretenses » [Une nouvelle note de service de Donald Rumsfeld prouve que la guerre en Irak a commencé sous de faux prétextes], https://washingtonsblog.com/2013/02/newly-released-memos-of-donald-rumsfeld-prove-knowing-iraq-war.html.

17. – Medea Benjamin, Nicolas J S Davies, « The Iraq Death Toll 15 Years After the US Invasion » [Le coût de la mort en Irak 15 ans après l’invasion américaine], https://www.commondreams.org/views/2018/03/15/iraq-death-toll-15-years-after-us-invasion.

18. – Seymour Hersh, « Trump‘s Red Line » [La ligne rouge de Trump], https://www.welt.de/politik/ausland/article165905578/Trump-s-Red-Line.html ; and Robert Fisk, « The search for truth in the rubble of Douma – and one doctor’s doubts over the chemical attack » [La recherche de la vérité dans les décombres de Douma -et les doutes d’un médecin sur l’attaque chimique], , https://www.independent.co.uk/voices/syria-chemical-attack-gas-douma-robert-fisk-ghouta-damascus-a8307726.html.

19.- Il s’agit de Riam Dalati de la BBC, auteur de reportages filmés sur la guerre en Syrie, voir « BBC Producer Says Syria Douma Chemical Attack Footage “Was Staged » [Le producteur de la BBC déclare que les séquences filmées de l’attaque chimique de Douma Douma en Syrie « ont été mises en scène], 15 février 2019, https://www.mintpressnews.com/bbc-producer-says-syria-douma-chemical-attack-footage-was-staged/255152/.

20. – Karoli Kuns,« John Bolton says ultimate goal in Venezuela is to take their oil » [John Bolton déclare que l’objectif ultime au Venezuela est de prendre son pétrole], Crooks and Liars, 26 janvier 2019, https://crooksandliars.com/2019/01/john-bolton-says-ultimate-goal-venezuela

21. – Wolf Blitzer, est un journaliste et reporter américain de la chaine CNN spécialisé dans les reportages -chocs et l’information à sensations.

Catégories Les USA : média-mensonges et agressions impérialistes

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