Réflexions sur la question migratoire – Daniel Vives Simorra (PRCF)

I.

Pour un militant franchement communiste, il ne fait aucun doute que l’impérialisme US et ses satellites européens organisent le pillage des pays dits « les moins avancés ». En quoi ils sont la cause majeure des flux migratoires qui s’amplifient de jour en jour avec leurs cortèges de drames et de misère.

Leurs extorsions prennent diverses formes parmi lesquelles on retiendra  : 

– les rapines des multinationales occidentales qui saignent à blanc les économies de ces régions, qu’il s’agisse de l’Afrique, de l’Amérique Latine ou de l’Asie ou même de pays qui formaient partie de l’ancien “bloc de l’est”. Le grand capital impérialiste dispose pour cela de nombreuses armes : système de la dette, pressions du FMI et de la Banque mondiale qui poussent à l’exploitation effrénée des main-d’œuvre locales, aggravée par des privatisations tous azimuts.

– l’avidité de ces mêmes multinationales à s’emparer des  ressources naturelles renfermées dans ces territoires – une voracité qui est d’ailleurs couramment à l’origine de l’effondrement écologique que connaissent plusieurs d’entre eux (ravages mondiaux dus aux grands groupes de l’agro-business : Monsanto, Cargill, Hybro Genetics, Nestlé…).

– les tentatives incessantes des gouvernements impérialistes (USA appuyés par leurs satellites : Canada, UE, …) pour mettre la main sur la totalité des resources énergétiques mondiales y compris par des moyens militaires (voir les agressions et les menaces continuelles contre le Venezuela où se situent les premières réserves pétrolières du monde)

– plus spécifiquement :

– en ce qui concerne le gouvernement français, l’imposition du franc CFA – cette « monnaie coloniale, servile et prédatrice» (Saïd Bouamama) – dans ses anciennes colonies d’Afrique Centrale et de l’ouest ainsi que le néo-colonialisme de la « France-Afrique », déclarée obsolète et, néanmoins, sans cesse réactivée par les politiciens de droite comme de gauche (Mali, Tchad, Burkina Fasso, Côte d’Ivoire et plus généralement l’ensemble de la zone du Sahel),

– pour ce qui est de l’Allemagne, l’ouverture des frontières en 2014-2015 à plusieurs centaines de milliers de migrants par la chancelière Merkel – une prétendue “mère courage”, comme aiment à le répéter la fausse gauche et les médias serviles de France et de Navarre, lesquels se gardent bien de rappeler le rôle essentiel qu’elle a joué dans les diktats de l’UE qui ont clochardisé la Grèce à la même époque. En réalité, la décision qui a permis cet afflux de migrants, répondait aux exigences du patronat allemand. Ulrich Grillo, président de la Fédération allemande de l’Industrie, s’abritant sous un devoir de charité chrétienne (« eine Frage der christlichen Nächstenliebe »), a cyniquement explicité les raisons profondes de ce choix lors d’une interview accordée en janvier 2015 à la station radiophonique Deutschlandfunk. Étant donné le contexte démographique (« dem demografischen Hintergrund »), c.-à-d. le vieillissement de la population, il est vital selon Grillo que le capitalisme allemand puisse se fournir en main-d’œuvre étrangère qualifiée (« qualifizierte Zuwanderung »). Arguant de cette évolution démographique du pays et passant sous silence que ces travailleurs sont et seront inévitablement exploités et sous-payés, Grillo se réjouit de l’afflux massif de réfugiés nécessaires pour assurer la « croissance » (« Das Wachstum ») du pays – lire : la prospérité de la classe dirigeante (https://www.deutschlandfunk.de/bdi-chef-grillo-wir-brauchen-zuwanderung.868.de.html?dram:article_id=308355).

Sur toutes ces questions, les récentes prises de positions de Sahra Wagenknecht (Die Linke) – singulièrement sa critique des soi-disant bienfaits économiques du « sans-frontiérisme » migratoire dont le grand capital et la pseudo-gauche ralliée au néo-libéralisme chantent les louanges – méritent d’être discutées, éventuellement critiquées sur tel ou tel point. En revanche, elle ne doivent ni être vilipendées ni caricaturées sous les traits “rouge-bruns” d’une “gauche radicale anti-migrants” qui se mettrait à la remarque de l’extrême droite comme le voudrait des médias qui ne cessent de faire la promotion de l’ordre capitaliste : Le Monde, Libération, HuffPost, … – tous, bien sûr, “défenseurs” bien connus de solutions altruistes en matière de problèmes humanitaires !

***

II.

L’accaparement de travailleurs migrants qualifiés par le patronat allemand n’est que l’un des exemples de cette forme de brigandage intellectuel que pratique le grand capital au détriment des plusieurs nations non occidentales (scientifiques, chercheurs, techniciens spécialistes, intellectuels, enseignants…). Encouragé par les gouvernements réactionnaires/ fascisants du monde dit « libre » – USA, UE, Canada, Australie…–, le hold-up des “cerveaux” devient monnaie courante, et ceci que le niveau de qualification soit haut ou moyen. Si la bataille pour le drain gain et le brain gain  (drainage et gain des cerveaux) est une pratique courante au sein même du camp impérialiste, elle implique une perte beaucoup plus dommageable de capital humain pour les pays de départ souffrant d’un développement encore fort limité, d’autant que cet appauvrissement est rarement compensée par des mouvements de retour. Les personnes de ces pays possédant un niveau d’éducation supérieure sont en particulier la proie d’offres alléchantes qui bénéficient hélas de la complicité honteuse d’organismes de recherche et d’instances universitaires, nord-américaines ou européennes pour la plupart.

Les prétextes pour s’emparer de la “matière grise” d’autrui ne manquent pas : « ouverture à l’Autre », bienfaits intellectuels du « vivre ensemble » malgré l’exil, asile généreusement donné à des réfugiés mais à condition de posséder de hautes qualifications, souvent après diabolisation systématique de leurs gouvernements.

De pays entiers risquent ainsi d’être vidés d’une grande part de leurs forces vives. N’ayant plus qu un accès très limité aux progrès technologiques, certains sont sur la voie d’être progressivement cantonnés à diverses formes d’assistanat que leur octroieront avec parcimonie les pays du « premier monde » mais dont la sphère médiocratique nous affirme qu’il serait du dernier mauvais goût de mettre en doute l’esprit charitable.

Pour compenser cette facette du phénomène migratoire que constitue la fuite organisée des cerveaux, l’impérialisme incite régulièrement les pays dits « les moins avancés (PMA)» – le poids des mots ! – à s’orienter vers des économies de « service » (tourisme principalement).

Pratiquées d’une manière exclusive et de plus en plus contrôlées par des multinationales étrangères qui s’adjugent un pourcentage très important des bénéfices obtenus en ne laissant que quelques miettes à des bourgeoisies compradores, ces activités ancillaires sont des dangers mortels pour la souveraineté, la culture, le patrimoine écologique des pays concernés. Dans bien des cas, l’économie dite de “service” fait sombrer les travailleurs locaux dans une économie de simple survivance. À quoi s’ajoutent de graves atteinte à leur dignité, au mépris des règles les plus élémentaires du droit international  (tourisme sexuel et trafic d’organes, singulièrement en Asie du Sud-Est)

Malgré l’émergence des BRICS, la propagande « capitaliste-droit-de-l’hommisme » peut alors présenter la plupart de ces « PMA » sous un double jour :

– soit comme des paradis écologique s’ils n’étaient contaminés par l’Homme –– tout court, avec un gran H. Unique responsable des changements climatiques et de la dégradation des écosystèmes, celui-ci serait contraint de fuir, victime de sa propre incurie,

– soit comme un enfer apocalyptique, où les mœurs, les us et coutumes, les pratiques religieuses (pays africains et pays d’Islam, en particulier) rendraient impossible la survie et même la vie tout court.

L’essor des mouvements migratoires reçoit ainsi des explications et même des justifications qui n’ont pour finalité que de disculper l’impérialisme.

Bien entendu cette peinture d’un éden ruiné par ses propres habitants que se plaisent à nous présenter divers mouvements écologiques, collapsologues, ou survivalistes passe régulièrement sous silence l’essentiel : les destructions qui résultent de guerres monstrueuses, de basse ou haute intensité, que dirigent les puissances impérialistes tantôt directement, tantôt en sous-main (cas par exemple de la Libye).

L’endoctrinement impérialiste qui ne cesse de dépeindre de vastes zones situées hors de l’orbite occidentale sous les traits de cloaques infréquentables est une forme d’« exterminisme » (G. Gastaud). Il vise en fait un but final : vider des vastes régions de leurs populations pour ouvrir de nouvelles «« terres vierges » aux appétits du grand capital. À terme, il s’agira de ne conserver que des réserves livrées à la curiosité malsaine de touristes nantis, des zoos humains voués exclusivement à l’archaïsme de maigres cultures vivrières, excluant par là tout début d’industrialisation (écologie rétrograde oblige).

***

III.

Pour les communistes, lutter contre ces sauvageries de l’impérialisme est parfaitement compatible avec l’accueil fraternel des immigrés qui, en dépit qu’ils en aient, doivent quitter leurs terres natales pour les raisons politiques ou même économiques, telles que nous les avons précédemment exposées. Une exception cependant : le devoir internationaliste des communistes ne s’applique évidemment pas à des « pseudos réfugiés » qui n’ont d’autre ambition que d’exploiter leurs propres compatriotes ou qui sont affiliés à des organisations criminelles (mafias du Kosovo et d’Albanie, par exemple).

D’autre part, il convient aussi de prendre en compte ces migrants toujours oubliés d’un type particulier que l’extrême violence de l’état sioniste a impitoyablement chassés de leurs terres et qui se retrouvent exilés et même prisonniers dans leur propre pays (palestiniens de la bande de Gaza et de la Cisjordanie).

***

IV.

Les militants authentiquement communistes ne peuvent se contenter d’une politique réformiste de type P“C”F qui offrirait aux flux migratoires des structures d’accueil honorables bien que provisoires, suivies de quelques “mesures d’accompagnement”. Il faut contraindre les gouvernements capitalistes à procéder à une régularisation massive des sans-papiers et exiger simultanément et inséparablement qu’ils leur donnent accès à de véritables emplois, rémunérés au même niveau que les travailleurs des pays d’accueil, avec les même droits que ces derniers ont obtenus de longue lutte.

Inutile, bien entendu d’attendre le moindre geste allant dans ce sens de la part de l’UE et des organisations patronales (MEDEF…). C’est pourquoi la question essentielle de l’emploi des émigrés implique impérativement une rupture nette et définitive avec les “autorités” de Bruxelles. C’est la condition sine qua non pour mettre à l’ordre du jour un vaste programme de nationalisations et renationalisations, seules aptes à régler le problème du chômage tout en fournissant un vrai travail aux populations migrantes.

Depuis Marx on sait que tout dépend de qui détient détention des moyens de production. On sait aussi que le grand capital a toujours tablé sur une “armée de réserve de travailleurs” afin de « torpiller les acquis sociaux et les revenus salariaux » (G. Gastaud). Pour le patronat, des émigrés sans travail ou pourvus d’un emploi au rabais, comme en Allemagne, constituent une aubaine fort prisée. Il y a là un filon qui mène inéluctablement à faire pression sur les salaires des autres travailleurs dans l’espoir que s’installent des concurrences, voire même des scissions, au sein du monde du travail, qui se verrait ainsi incapable de lutter contre la rapacité de l’ordre capitaliste.

Ignorant sciemment ces impératifs, à commencer par la nécessité de déprivatiser  les grands moyens de production et d’échange, les groupes politiques de droite et d’extrême droite – rejoints en cela par une gauche mutante (PS, EELV et P“C”F en France) qui ne conserve de “gauche” que le nom –, sont responsables en dernière analyse de la ghettoïsation croissante des nouveaux ou anciens arrivants d’origine étrangère.

Expulsés du monde du travail, nombre d’entre eux sont alors parqués dans des « no mans land » sociaux dégradés. De plus en plus, le traffic de produits stupéfiants qui se substitue à l’emploi risque de devenir un pis-aller qui assure la subsistance de la population du ghetto, la seule souvent disponible.

Au sein de cette armés industrielle de réserve, maintenue en quelque sorte en “stand-by”, émerge alors un lumpen prolétariat, certes minoritaire, mais dont les délinquances criminelles gangrènent le ghetto et favorisent le harcèlement policier (contrôles au faciès, détentions arbitraires, tracasseries administratives incessantes…).

Bien qu’il ne se soit pas encore généralisé, ce fléau est d’autant plus redoutable qu’il a tendance à frapper dans une double direction. Ses conséquences se feront d’abord sentir aux dépens de l’émigré/e nouvellement débarqué, soucieux de mener une vie que l’on qualifiera, pour faire vite, de normale – c’est heureusement le cas de la majorité. Ensuite, il tendra à susciter des réaction de rejet tant au sein des classes moyennes que chez certains salariés de base du pays d’« accueil ». rejet savamment exploité par les forces fascisantes qui font du racisme la clé de voûte de leur action politique.

Lorsque le nouvel arrivant parvient à s’insérer, tant bien que mal, dans le « marché » du travail, il se voit illico livré au bon vouloir des Harpagons capitalistes, friands de main d’œuvre à très bas prix, taillable et corvéable à (voir en France la mobilisation des JRCF et du PRCF pour soutenir la récente grève des travailleurs émigrés sans papiers à Chronopost contre leurs salaires de misère, le non-paiement des heures supplémentaires etc. Voir de même en Allemagne les mini-jobs et autres petits boulots offerts en priorité aux migrants et payés entre 80 centime et un euro de l’heure !)

***

V.

La charité « Saint-Vincent-de-Paul » ne sera jamais une solution au problème migratoire. Les apitoiements de type religieux, « droit-de-l’hommisme ou « sans-frontiériste » n’aboutissent le plus souvent qu’à infantiliser les migrants – lesquels ne seraient que des enfants, des êtres faibles qu’il s’agirait de protéger, voire d’éduquer, parfois même de civiliser,  sans presque jamais s’inquiéter de leur nécessaire accès au salariat.

Le misérabilisme compassionnel annihile leur conscience de classe et leur droit à se rebeller contre l’ordre bourgeois. Il les empêche de prendre leur juste place dans l’inéluctable réalité de la lutte des classe aux côtés des autres travailleurs. La capitalisme dispose ainsi main-d’œuvre malléable, bon marché, dont il espère qu’elle abandonnera la lutte sociale. Dans ce domaine, quel que soit le désir de bien faire et le degré de sincérité, la « bienfaisance » – celle qui satisfait notamment les belles âmes des bobos bisnounours – servira toujours de caution, en dernier ressort, à cette énième exploitation de l’homme par l’homme.

***

VI.

Surtout, il convient de ne pas être dupe des actions publicitaires en faveur des migrants que développent une foultitude d’ONGs. Même s’il existe des exceptions on a dans bien des cas affaire à de « petites entreprises » qui jouent en fait le rôle d’alibis destinés à dédouaner la cause première des déplacements de populations : l’impérialisme, d’ailleurs rarement mentionné en ce domaine.

Assurément, on hésite à critiquer des organisations censées venir secourir  des migrants sur le point de périr en mer ou de trouver la mort dans les déserts au nord du Río Bravo. Face à de tels drames, impossible de rester de marbre, comme le fait l’ignoble Matteo Salvini.

Impossible aussi de demeurer impassible devant l’inhumanité de l’administration trumpienne avec son mur de la honte, sa chasse aux latinos qui tentent de quitter leurs pays saccagés par les valets locaux de l’impérialisme, les dictatures militaires, les gouvernements d’extrême droite, le poids de la dette, la mainmise  sur leur l’économie par les grands groupes capitalistes nord-américains (cas prototypique de l’entreprise bananière Chiquita Brands International au Honduras ou au Guatemala, héritière de la tristement célèbre United Fruit Company …)

Reste que les opérations pour remédier à ces tragédies devraient être assumées et coordonnées sur une plus grande échelle par une collaboration multilatérale au niveau mondial. Or il n’en est rien. Malgré les efforts du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, l’aide à apporter aux populations qui parcourent les sentiers de l’exil fait de plus en plus l’objet de privatisations au bénéfice de certains groupes humanitaires qui agissent au coup par coup, en fonction de possibles résonnances médiatiques et avec des profits politiques qui se font rarement attendre. (Boat Refugee Foundation, Jugend Rettet, Lifeline Rescue Boat, Médecins Sans Frontières International, MOAS, Proactiva Open Arms, PROEM-AID, Save the Children, Sea Eye, Sea Watch, SOS Mediterranée, tous bénéficiaires du prix Sakharov décerné en 2018 par une Union Européenne qui occupe une place de choix aux banquet des pillards impérialistes !).

Usant et abusant de sincères dévouements individuels, la concurrence fait rage chez les dirigeants des ONGs ayant choisi de se spécialiser dans l’assistance et les secours maritimes à apporter aux migrants naufragés en Méditerranée. Encore une fois, on ne saurait sur ce point généraliser à l’extrême. Néanmoins, les étiquettes de « sauveteurs en mer » fournissent à un certain nombre de fieffés Tartuffes des labels de qualité fort convoités qui leur sont décernés par les principaux responsables de la crise migratoire. Comment s’en étonner puisque sous nombre de ces structures humanitaires se dissimile un charity business dont le financement est assuré via une multitude de banques, de multinationales et de fondations européennes et nord-américaines : l’Open Society de Georges Soros, la Rockefeller Brothers Fund, la Charles Stewart Mott Foundation pour Greenpeace, Goldman Sachs, Wells Fargo, Citigroup, Google, Microsoft, Bloomberg, Mitt Romney’s Bain Capital pour MSF et sa filiale S.O.S Méditerranée…

***

VII.

En conclusion, une politique « franchement communiste » doit de doter d’un « programme minimum » qui n’admette aucune concession opportuniste sur tous ces points qui concernent la question des migrants, même si la seule perspective définitivement viable, à court, moyen ou long terme, doit être celle d’une révolution socialiste qui débarrassera le monde de la barbarie impérialiste et où les peuples pourront maîtriser leur destin, à commencer par celui de vivre et travailler en paix au pays.

Aucune concession non plus ne doit être faite aux positions plus qu’ambiguës de la  fausse gauche sur tous ces sujets ni, a fortiori, au racisme ignoble du FN et des partis de droite.

Oui à la solidarité intégrale des classes populaires quelle que soit leur origine géographique, culturelle ou religieuse.

Oui au droit pour tous à la formation, à un emploi décent et aux conquêtes sociales obtenues en 1944 par le programme du Conseil National de la Résistance (sécurité sociale, retraites, code du travail etc. ). Les nationalisations et les renationalisations ne sont pas faites pour les chiens !

Oui à des aides conséquentes qui rendent possible le retour au pays pour les émigrés qui le désirent librement. Elles sont justifiées par les profits qu’a engrangé le patronat depuis l’époque coloniale jusqu’à aujourd’hui. Le MEDEF peut et doit payer !

Oui à un travail pédagogique patient auprès des travailleurs autochtones ciblés, hélas parfois avec succès, par des campagnes racistes et fascistes alors qu’eux-mêmes subissent la même exploitation capitaliste que les migrants.

Il est indispensable de ne pas laisser le champ libre à une élite prétendument éclairée qui aime à se pencher sur une plèbe qu’elle qualifie tour à tour d’ignorante, haineuse, incompétente, complotiste, rancunière, intolérante : un troupeau d’ânes obnubilé par la couleur de l’Autre et qui aurait bien besoin de recevoir quelques bonnes leçons de comportement « démocratique » y compris à coups de bâtons.

Au demeurant, cette construction d’une classe paysanne ou salariale (ouvriers, employés, retraités à bas revenus…) qui ferait de l’émigration sa première préoccupation est une leçon largement factice que les médias, les macroniens, la droite, la fausse gauche, l’UE ou le petit monde “écolo-droit-de-l’hommisme” nous baillent sans trêves. On sait, par exemple, qu’elle n’a presque jamais figuré au programme des récentes manifestations des Gilets Jaunes

« Travailleurs de tous les pays, unissez-vous !».

Catégories La question migratoire – La cuestión migratoria

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